EVS aides à la direction d’école : pour solde de tout compte ?

mercredi 12 janvier 2011
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La politique de réduction des dépenses publiques affecte de plein fouet les crédits du Ministère du Travail et le nombre de Contrats Aidés pris en charge. Globalement ces crédits tout comme le nombre de contrats aidés diminuent. Les Emplois Vie Scolaire recrutés dans nos écoles relèvent de cette politique des contrats aidés (un entrée massive de la précarité dans le 1er degré, avant la généralisation des remplaçants vacataires ou contractuels). Anciennement CAE (Contrats d’Accompagnement dans l’Emploi) ou CAV (Contrats d’Avenir ), il n’existe plus depuis le 1er janvier 2010 que des CUI (Contrats Unique d’Insertion). Jusqu’à la rentrée 2010, ces contrats étaient subventionnés à 90 % par le ministère du travail, seuls 10% de la rémunération due restant à la charge de l’employeur Education Nationale. Depuis le mois de septembre, le ministère du travail ne subventionne plus que 80 % des contrats et compte encore baisser dès janvier 2011, son engagement à 70 % voire moins par la suite. L’Education Nationale n’a pas prévu de compenser budgétairement ce transfert de charges. Elle règle donc le problème en diminuant le nombre de contrats qu’elle emploie, pour continuer à fonctionner dans les limites de l’enveloppe budgétaire. Des suppressions de contrats aidés sont donc programmées depuis la rentrée de septembre. Ces contrats d’une durée maximale de 2 ans pour la plupart, mais signés pour un an éventuellement renouvelable, ne seront pour beaucoup pas prolongés au delà de leur premier terme d’un an.
Ces annonces de fin de contrat prématurée ont déjà été faites à des EVS dans plusieurs circonscriptions. Le recteur a donné comme consigne aux IA de ne supprimer ces Emplois Vie Scolaire que pour les fonctions autres que celle d’Auxiliaires de Vie Scolaire. L’aide administrative à la direction d’école comme les postes de surveillance dans les collèges et lycées sont particulièrement menacés. Beaucoup d’écoles vont perdre cette aide administrative et sans doute de façon durable. Un résistance collective à ce plan de licenciement massif de salariés précaires s’organise.