Mouvement départemental : vives inquiétudes...

mercredi 15 janvier 2020
par  Webmestre
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Dans la continuité de la loi Fonction Publique votée cet été, le Ministère a fait passer en force un nouveau cadre réglementaire du mouvement, malgré le vote unanime contre des organisations représentatives en Comité Technique Ministériel (FSU, CGT, FO, UNSA, SNALC et même CFDT). Tour d’horizon des changements majeurs cette année.

 

Un dynamitage des règles du mouvement

Jusqu’ici, des négociations sur le contenu de la circulaire du mouvement départemental avaient lieu, conclues par un vote. En 2019, un vote unanime contre avait par exemple contraint le DASEN à revoir sa copie.

A partir de maintenant, la circulaire ne sera plus débattue ni votée. Les délégués du personnel seront tout juste consultés sur les nouvelles "Lignes Directrices de Gestion" (LDG).

D’ailleurs, le contenu de ces LDG est inquiétant :

  • - Barème chamboulé car fixé à l’échelle académique et en commun avec celui du 2nd degré !!! Un exemple : points pour enfants fortement menacés car ils ne figurent pas dans les priorités nationales...
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  • - Risque de basculer vers des affectations académiques : Après les psy-EN, ce serait maintenant au tour des enseignants-référents d’avoir une affectation à l’échelle académique. Maintenant que les règles vont être académiques, on craint de voir prochainement des mutations académiques pour les enseignants aussi...
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  • - Le cadrage mentionne des postes à profil encouragés, l’extension des "vœux larges" imposés etc.

 

Des résultats opaques et arbitaires

Jusqu’ici, des documents provisoires étaient communiqués aux délégués du personnel une semaine avant la CAPD mouvement, pour permettre des vérifications (barèmes, priorités etc). C’était particulièrement visible pour le mouvement 2019, où notre travail a permis de faire corriger de nombreuses erreurs.

A partir de maintenant : aucune CAPD mouvement, aucun document communiqué aux délégués du personnel ! Le DASEN est donc seul décisionnaire, les enseignants sont seuls face à leur hiérarchie toute puissante.

Pour nous, le mouvement doit rester au dessus de tout soupçon. L’une des conditions incontournables est le contrôle par les délégués du personnel, permettant l’équité des affectations et la transparence du mouvement. Ce n’est plus le cas !

 

Un calendrier tardif

En cause, la décision de reporter l’étude de la carte scolaire (ouvertures / fermetures de postes) après les élections municipales, ce qui repousse d’autant le mouvement... Le calendrier prévisionnel communiqué par le DSDEN 34 prévoit une ouverture du serveur mouvement du 27 avril au 6 mai. Et encore, rien ne dit que ces délais seront tenus... Les résultats seraient donc à nouveau en juin et les ajustements pendant l’été !

 

Conclusion : nos droits sont bafoués

Ce gouvernement reste borné dans sa volonté de restreindre les droits des personnels. Ses incantations au dialogue social, aux concertations, à la négociation, ne sont qu’un écran de fumée. En réalité, les instances paritaires et la démocratie sociale sont foulés au pied. Dans un tel contexte, la mobilisation pour préserver notre système de retraite montre bien la détermination des personnels à défendre leurs droits...

 

Il faut donc poursuivre et amplifier les mobilisations : l’agenda


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